Derrière The Red Wolf se cache un couple d’illustrateurs portugais talentueux, Felipe Duarte et Joana Campos Silva. Leurs illustrations colorées reflètent leur passion pour l’art, la mode, les animaux et la nature.

Salut Felipe, c’est l’happy hour, que prends-tu ?

La boisson de ma ville : du porto !

Avec Joana, vous vivez et vous travaillez à Porto. Quels y sont vos endroits préférés ?

Nous adorons Porto, impossible de ne pas aimer cette ville et son port ! Nous aimons nous promener dans les rues de Ribeira et le long du Douro. Les rues datent du Moyen Âge et on y trouve plein d’endroits fabuleux pour déjeuner ou déguster un bon porto. Il nous arrive d’aller au Musée d’art contemporain Serralves et la Casa da Música. Nous aimons aussi flâner dans le centre-ville de Porto et aller dans les boutiques qui vendent nos illustrations. Si vous voulez voyager au Portugal, Porto est incontournable !

 

Que signifie “The Red Wolf”, le nom que vous vous êtes choisi ?

Pierre et le Loup et Le Petit Chaperon Rouge sont des contes à la fois simples et extrêmement riches, ce sont des classiques. Nous voulions que le nom de notre marque soit facile à retenir et transporte une histoire. Au départ, nous avions pensé à “The Wolf and I”, mais ce nom n’exprimait pas tout à fait ce que nous avions en tête. Le loup rouge est une espèce en voie de disparition en Amérique du Nord. Notre nom est donc une forme d’hommage à une espèce rare et à un animal emblématique qu’on rencontre dans de nombreux contes.

Comment ont évolué vos illustrations au fil du temps et quels enseignements tirez-vous de votre parcours ?

Concernant The Red Wolf, on constate peu de changements car la marque est récente, nous l’avons lancée il y a huit mois. En tant qu’illustrateur, je me suis essayé à diverses choses. Quand j’avais 5 ans, j’aimais dessiner des vélos et des immeubles en construction. À 11 ans, je créais ma propre marque de voitures et à 18 ans, j’étais passionné par la BD. Entre 22 à 36 ans, j’ai laissé de côté le dessin. Une des raisons qui m’ont poussé à créer The Red Wolf, c’était l’envie de me remettre au dessin. Créer cette marque avec ma femme Joana, c’était l’occasion parfaite !

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Nous investissons beaucoup de temps dans la recherche d’images pour développer nos concepts. Des magazines de mode aux blogs, en passant par la photographie, tout nous inspire ! En ce moment, nos thèmes de prédilection sont surtout les femmes et la nature. L’amour peut conjuguer ces deux éléments de bien des manières.

Comment se déroule la création d’un de vos dessins ?

Dis-nous-en plus sur votre processus créatif. Cela commence par un gros travail de recherche. Nous essayons toujours de créer une illustration à partir d’une idée simple. Mais en général, plus l’idée est simple, plus cela exige de travail. Aussitôt que nous avons une idée en tête, nous recherchons des images ou des photos à partir desquelles nous allons pouvoir travailler.

Puis nous travaillons sur un crayonné jusqu’à parvenir à un résultat satisfaisant. Quand nous avons terminé un dessin, nous l’envoyons à nos amis et à notre famille pour connaître leur réaction. Pour nous, c’est la partie la plus importante de notre travail : s’ils n’aiment pas, nous n’allons pas poursuivre sur la même voie. Leur opinion est déterminante pour nous. Quand nous avons terminé un dessin sur l’iPad, nous le retravaillons sur ordinateur et nous le colorisons. C’est là qu’intervient Joana. Ce qui est loin d’être évident car nous n’utilisons qu’un petit nombre de couleurs sur chaque illustration.

Enfin, nous envoyons à nouveau notre travail aux amis et à la famille. C’est seulement quand notre illustration a passé cette dernière étape haut la main qu’elle est terminée.

 

Vous dessinez souvent des personnages hybrides mi-femme, mi-arbre. Si ces créatures pouvaient parler, que nous diraient-elles ?

C’est une drôle de question ! Si elles pouvaient parler, elles diraient certainement que la nature doit être traitée avec le même respect que méritent les femmes. La nature et les femmes sont les mères de notre planète.

Parmi les illustrations qui vous vendez sur JUNIQE, laquelle est votre préférée ?

Honnêtement, nous n’avons pas de préférence. Ce sont les gens qui achètent nos illustrations qui font leurs histoires. On nous a dit : “Cette femme me rappelle moi quand j’étais jeune” ou “Cette femme a le même style que moi”. Quand on parle beaucoup de tes dessins, au bout d’un certain temps, tu as le sentiment qu’ils ne t’appartiennent plus. Chaque illustration raconte une histoire différente selon la personne qui la regarde et ça nous rend très heureux !

Rouge ou vert ?

Rouge, bien sûr !

Merci Felipe !