Sinan Saydik vit à Istanbul où il a créé son propre studio de design. Il nous a confié ses adresses préférées de la métropole et ses sources d’inspiration pour créer les drôles de slogans dont lui seul a le secret : « Don’t grow up, it’s a trap ! », « Make coffee, not war », « Life is short, buy shoes ».

Salut Sinan, c’est l’happy hour, que prends-tu ?

En général, quand c’est l’happy hour, je bois une bière !

Tu vis à Istanbul. Comment décrirais-tu la scène artistique de la ville ? Qu’est-ce qui la rend si unique ? 

Istanbul est l'une des villes les plus inspirantes au monde. Elle a été la capitale de l’Empire Byzantin puis de l’Empire Ottoman avant de voir naître la jeune République. En se promenant dans les rues de la ville, on peut voir les traces de ces trois cultures. Istanbul fait se rencontrer l’ancien et le récent, l’Orient et l’Occident, la tradition et la modernité. Ce qui est passionnant et très inspirant.

Si nous te rendions visite à Istanbul, dans quel lieu connu de toi seul nous emmènerais-tu ?

Il y a beaucoup de beaux endroits à Istanbul. Mes quartiers préférés sont Karakoy et Moda. On peut y ressentir la dynamique de la ville et y rencontrer des gens comme moi ! Il y a beaucoup de bons restaurants, de bars et de cafés, des concept-stores, etc. C’est le lieu de rencontre des artistes et des designers de la ville.

 

Tu es diplômé de design textile, tu travailles en tant que directeur artistique et tu crées des œuvres typographiques. Peux-tu nous en dire plus sur tes différentes activités ?

Je pense que le design est un point de vue. Si tu as les compétences et la vision artistique nécessaires, tu peux avoir du succès dans différents secteurs du design. Le reste, c’est simplement une question de technique. Je ne pense pas que les différents secteurs du design différent beaucoup les uns des autres.

J’ai fait toute ma carrière dans l’univers du textile et de la mode. Jusqu’à récemment, je dirigeais une équipe de design graphique pour la plus grande compagnie turque de commerce en ligne. Mais l’an dernier, j’ai démissionné pour créer mon propre studio de design. Depuis, je me concentre sur mes œuvres typographiques et géométriques. Je travaille actuellement sur une nouvelle collection de sérigraphie textile.

À quel public sont destinées tes créations ?

Je crée pour des personnes qui partagent les mêmes goûts que moi. Je n’ai jamais créé ou présenté un produit qui ne me plaisait pas personnellement.

Qu’est-ce qui te rend heureux ? 

Partager un bon repas ou un café avec mes amis et ma famille, cela suffit à me rendre heureux. Mais ce que je souhaite le plus en ce moment, c’est la paix dans mon pays et dans le monde. 

Où trouves-tu l’inspiration pour les citations, les mots ou les proverbes que tu mets en scène dans tes créations ? 

Partout autour de moi. Nous sommes confrontés à une avalanche de mots au quotidien sur les médias sociaux, sur Internet, dans la rue, etc. Je suis influencé par tous ces mots. Ils font partie d’un imaginaire populaire très actuel.

Dis-nous-en plus sur ta passion pour Beyoncé. Si tu la rencontrais par hasard, que lui dirais-tu ? 

En réalité, je ne suis pas un fan de Beyoncé [rires], mais j’aime son statut d’icône de la pop culture. C’est drôle ! Je lui dirais : « Dont’ worry Be Yoncé ! » [rires]

Quelle est la chose la plus inoubliable que l'on t'a jamais dit ?

« Sinan, mon fils, réveille-toi ! » - Ma mère.

Quel conseil donnerais-tu à de jeunes artistes qui souhaitent se lancer ?

Soyez simple et restez unique !

Amour ou café ?

Du café en compagnie de celle que j’aime !

Merci Sinan !